Sélection
2018
Prix
Françoise Sagan

 


Fugitive parce que reine, Violaine Huisman

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"Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l'alcool à 90°, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l'éther, dans ce flacon d'un bleu céruléen comme la sphère vespérale. Cette couleur était la sienne, cette profondeur du bleu sombre où se perd le coup de poing lancé contre Dieu." Ce premier roman raconte l'amour inconditionnel liant une mère à ses filles, malgré ses fêlures et sa défaillance. Mais l'écriture poétique et sulfureuse de Violaine Huisman porte aussi la voix déchirante d'une femme, une femme avant tout, qui n'a jamais cessé d'affirmer son droit à une vie rêvée, à la liberté.

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Betty, la nuit, Marina de Van

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La vraie vie de Betty commence le jour où son mari la quitte. Jusqu'alors, elle jouait les épouses dévouées dans l'ombre d'un respectable notable de province. Désormais, tout s'ouvre à elle... en même temps que tout s'effondre. En arrivant à Paris, Betty, assoiffée de liens et de nouveaux repères, s'enfonce dans une nuit inconnue et dangereuse.Récit glaçant et émouvant d'une descente aux enfers, Betty, la nuit raconte, à la manière d'un suspense, l'engrenage psychique d'une femme que la solitude et le divorce mènent aux confins de la folie. L'écriture tendue de la scénariste et réalisatrice Marina de Van donne à ce roman sombre la dimension d'une expérience intérieure troublante.

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Le chemin des fugues, Philippe Lacoche

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À soixante ans, Pierre Chaunier est un journaliste à l’ancienne, incurable nostalgique du monde d’avant. La société de consommation le dégoûte, les nouvelles technologies le rendent cinglé. Hussard rouge, il porte à la boutonnière sa nostalgie des Trente Glorieuses. Récemment quitté par une jolie chanteuse, Pierre pensait s’en sortir à coups de Prozac. Peine perdue. Il s’est remis à la Pucelle, une bière pression artisanale, a découvert les vins bio. Des cuites entre copains suivent. Des conquêtes d’un soir apparaissent, telle cette rencontre fulgurante avec l’Orangée de Mars, envoûtante dame brune, qui n’en finit pas de hanter le narrateur. Mais dans les aubes blêmes de sa chère Picardie, les réveils de Pierre sont de plus en plus difficiles... Va-t-il s’échapper dans le mystérieux Vaugandy, un arrière-pays enclavé, sauvage et perclus de légendes ? Le chemin des fugues explore à la fois l’intimité d’êtres fragiles et fragilisés par notre « bel aujourd’hui », tout en poursuivant une impossible beauté, qui peut sauver le monde et le cœur des hommes.

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Des châteaux qui brûlent, Arno Bertina

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Un matin de septembre, Pascal Montville, secrétaire d’État à l’industrie, vient à la rencontre des salariés d’une usine dont la délocalisation semble quasiment entérinée. C’est sa troisième visite à La Générale Armoricaine, où l’on équarrit, découpe et transforme des volailles. Ni le préfet ni la direction ni l’actionnaire principal ne cautionnent cette intervention de la dernière chance. Pascal Montville fait face à une assemblée hostile qui décide de le séquestrer et d’occuper l’abattoir.
Une fois les portes cadenassées et leur « hôte » mis à l’écart dans un bureau, le roman devient un huis clos choral. Au milieu de l’agora vindicative, émergent les voix de Vanessa Perlotta, Fatoumata Diarra, Sylvie « la cintrée », Gérard Malescese, Cyril Bernet, Witeck Grocholski, Hamed M’Barek ou Christiane Le Cléach.
Dans l’usine cernée par les forces de l’ordre et la meute des journalistes, la lutte collective hisse haut les étendards de la colère et de la joie. A la préfecture, comme au sommet de l’État, c’est la stratégie du pourrissement qui domine. De leur côté, les médias multiplient les révélations sur le côté « gourou irresponsable » de Pascal Montville, et sur les zones d’ombre de sa vie privée.
Arno Bertina prend à bras le corps un sujet brûlant d’actualité. Alliant suspense haletant, comique de situation et virtuosité du montage, Des châteaux qui brûlent parvient à donner à la mort annoncée d’une usine une ampleur littéraire inédite. Rien de manichéen ni d’angélique dans ce livre qui démultiplie ses personnages, et leurs contradictions, pour ausculter au plus près les heurts et bonheurs d’un mouvement d’insoumission collective.

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Janvier, Julien Bouissoux

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Au cours de la restructuration de la grande entreprise qui l’emploie, Janvier est oublié dans son bureau, au fond d’une impasse. Plutôt que de rester chez lui, et continuer à être payé sans rien faire, Janvier se rend régulièrement sur son lieu de travail. Il se fixe des objectifs pour occuper ses journées : arroser une plante verte, passer l’aspirateur, amorcer une correspondance avec un fournisseur, bénéficier de l’équipement pour s’essayer à la poésie, guetter les allées et venues dans l’impasse, faire semblant de fumer…mais combien de temps Janvier pourra-t-il profiter des charmes de la vie de bureau avant que l’entreprise ne retrouve sa trace ?

L’écriture sobre et précise de Julien Bouissoux explore la métamorphose d’un homme qui, par un étrange concours de circonstances, s’adonne enfin à l’existence idéale qu’il ignorait vouloir mener.

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Mon père, ma mère et Sheila, Eric Romand

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C’est l’album d’une famille, issue d’un milieu populaire, avec ses codes, ses tabous, ses complexes, son ignorance, ses contentieux, dans les années 70 et 80. Le narrateur y raconte son enfance solitaire au milieu des turbulences. Pour son entourage, il a des goûts bizarres, des attitudes gênantes, des manières qui provoquent la colère de son père et la désolation de sa mère. Il dessine des robes et coiffe les poupées de sa sœur. Il fait son possible pour ne pas ajouter au malaise. Pour s’échapper, il colle son oreille à son mange-disque. Regarde les émissions de variétés scintillantes… Et admire une célèbre chanteuse  dont il aime les robes à paillettes, les refrains joyeux. Il voudrait être elle. Il voudrait être ailleurs. Un premier roman tout en sensibilité sur fond de nostalgie douce amère et d’humour salutaire.

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Les guerres de mon père, Colombe Schneck

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« Quand j’évoque mon père devant ses proches, bientôt trente ans après sa mort, ils sourient toujours, un sourire reconnaissant pour sa générosité. Il répétait, il ne faut laisser que des bons souvenirs. Il disait aussi, on ne parle pas des choses qui fâchent. À le voir vivre, on ne pouvait rien deviner des guerres qu’il avait traversées. J’ai découvert ce qu’il cachait, la violence, l’exil, les destructions et la honte, j’ai compris que sa manière d’être était un état de survie et de résistance.
Quand je regarde cette photo en couverture de ce livre, moi à l’âge de deux ans sur les épaules de mon père, je vois l’arrogance de mon regard d’enfant, son amour était immortel. Sa mort à la sortie de l’adolescence m’a laissée dans un état
de grande solitude. En écrivant, en enquêtant dans les archives, pour comprendre
ce que mon père fuyait, je me suis avouée, pour la première fois, que nous n’étions pas coupables de nos errances en tout genre et que, peut-être, je pouvais accepter d’être aimée. »

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Nue, sous la lune, Violaine Bérot

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« Je ne veux pas penser à toi, je ne veux pas. C’est pour cela que je tremble, parce que l’idée de toi, de toi maintenant quitté, cette idée-là m’obsède. Je suis pourtant sauvée, je vais vivre, ne plus me poser la question de mourir, je vais vivre, mais reste-t-il encore en moi quelque chose de vivant ? » Elle a tout abandonné pour lui. Elle avait du talent et commençait à être reconnue. Comme lui, elle est sculpteur. Mais elle est devenue sa servante. Insidieusement. Elle s’est oubliée, reniée et tente, au début de ce court roman intense, de prendre la fuite. On pourra évoquer (même si ce n’est pas du tout ça !) l’histoire Camille Claudel/Rodin. Mais le sujet est hélas assez universel. Et des femmes parfois en meurent sans que, autour d’elles, on ne se doute de la raison de leur suicide. Violaine Bérot raconte, avec son style reconnaissable et poétique, cette tragédie que représente le fait de devenir « personne ».

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Sucre noir, Miguel Bonnefoy

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Dans un village des Caraïbes, la légende d’un trésor disparu vient bouleverser l’existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l’ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l’héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d’autres horizons. Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, et qu’elle distille alors à profusion le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument. Dans ce roman aux allures de conte philosophique, Miguel Bonnefoy réinvente la légende de l’un des plus célèbres corsaires pour nous raconter le destin d’hommes et de femmes guidés par la quête de l’amour et contrariés par les caprices de la fortune. Il nous livre aussi, dans une prose somptueuse inspirée du réalisme magique des écrivains sud-américains, le tableau émouvant et enchanteur d’un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices. Finaliste du Goncourt du Premier Roman et lauréat de nombreuses distinctions (dont le prix de la Vocation, le prix Fénéon, le prix Edmée-de-La-Rochefoucauld, le prix des Cinq Continents de la francophonie « mention spéciale »), Miguel Bonnefoy est l’auteur du très remarqué Voyage d’Octavio (Rivages, 2015), traduit dans plusieurs langues.

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La nuit et des poussières, Jean-Baptiste Gendarme

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« Même si elles ne se fréquentaient pas beaucoup, Paloma avait toujours été proche de sa mère. Elles s’appelaient régulièrement.
– Tu vois, lui confia-t-elle en sirotant un Spritz en terrasse, il tourne en rond, il n’a plus vraiment de projet.
– Ça va revenir, temporisa Sylvia. Avec ton père, ça n’a pas toujours été simple. Ça s’entretient l’amour… Vous, vous voulez…
– Je t’en prie ! Ne me sors pas les conneries des magazines, la coupa Paloma en prenant une photo de son verre de Spritz, avec, en profondeur de champ, la Méditerranée.
Sur son téléphone, elle recadra l’image et la posta sur Instagram. Hashtag apéro, hashtag Cadaques, hashtag Spritz, hashtag Costabrava, hashtag weekendsansenfantsnimari, hashtag laviestbelle. »

Dans un style concis, limpide, factuel, tendu, Jean-Baptiste Gendarme nous offre un grand récit de la solitude moderne.

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Brisa, Bénédicte Martin

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Elle s’appelait Brisa, lui Pierre. C’étaient les grands-parents de Bénédicte Martin. Aujourd’hui Bénédicte vit avec son fils dans leur appartement, à Paris, face à la prison de la Santé. Dans ces pièces, l’auteur s’interroge sur son héritage : qui étaient cet homme et cette femme, que lui ont-ils laissé, quelle femme est-elle devenue grâce ou à cause d’eux ?
Entre Brisa et Pierre, il y avait une femme, une héroïne singulière : Eléonore, devenue Madame Yvonne. Elle était la fille d’un riche armateur de Toulon et d’une blanchisseuse, elle n’aimait que les femmes, vécut des années au Lutetia puis dans un hôtel du XVIIIe arrondissement qui était surtout un bordel, elle avait les cheveux courts, sortait chaque soir au Monocle ou Chez Moune, elle était autoritaire, rebelle et libre. Elle devint une amie de Pierre, et tomba follement amoureuse de Brisa.
Bénédicte Martin raconte les destinées de Brisa, de Pierre et d’Yvonne, ces vies flamboyantes, leur amour, leur liberté folle, leur audace.
« J’ai grandi avec des maisons où trônaient partout des photos de Madame Yvonne, même si j’ai compris un jour que, bien que je voyais un homme en costume, il s’agissait d’une femme. Elle m’a longtemps fait peur car elle imposait toujours le silence quand je voulais parler d’elle à mes grands-parents. Pendant plus de vingt ans, j’ai cru que c’était un sort, alors qu’en fait, c’était ma chance. J’ai compris que mon héritage n’était pas sonnant et trébuchant mais plutôt un legs insaisissable ».

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Père inconnu, Patrick Denys

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Paul n’a jamais su qui était son père.
Dans les années soixante-dix, il découvre ce qu’on lui avait toujours caché.
Durant l’exode de 1940, Dorine rencontre Ludovic, curé d’une paroisse bretonne.
Coup de foudre : un enfant naît de ces amours interdites.
Le scandale de cette liaison, le désastre qui s’ensuivra et le broyage de ce père inconnu par la hiérarchie de l’Église ont pour cadre une Bretagne travaillée par la Résistance et les mouvements autonomistes.
L’Océan ponctue de ses colères blanches ce récit autobiographique, devenu roman d’une passion impossible détruite par les préjugé.

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